Le storytelling pour briller en entretien d’embauche

Populaire dans le secteur de la communication, le storytelling est de plus en plus apprécié par les recruteurs. L’objectif de cette technique marketing ? Retenir l’attention de son interlocuteur en lui racontant des anecdotes marquantes, récits de voyage, (més)aventures personnelles ou professionnelles… Par le biais de la narration, vous véhiculez en effet des émotions et tissez du lien affectif : une plus-value imbattable en entretien d’embauche. Parce que oui, en fin de journée, seules quelques personnalités sortent du lot et marquent les esprits des ressources humaines !

Un long fleuve (pas si) tranquille ?

Si nos (grands-)parents pouvaient se targuer d’avoir un parcours professionnel linéaire, il en est autrement aujourd’hui. Entre l’accès à la formation à tout âge, les VAE, les opportunités d’expatriation et les fluctuations économiques qui rebattent régulièrement les cartes de l’emploi, beaucoup multiplient les lignes et les expériences sur leur CV. Heureusement, le recrutement a lui aussi évolué, et les recruteurs intègrent maintenant d’autres critères de sélection dans leurs recherches. Bien que les compétences techniques ou universitaires conservent toute leur valeur, les soft skills tiennent elles aussi une place de choix. Ces dernières font référence aux qualités intrinsèques d’un candidat, comme une facilité d’adaptation, un esprit ouvert sur le monde, de l’audace, de la rigueur, une certaine propension à la créativité, un bel esprit d’équipe, de la bienveillance ou de l’ambition.

Quand les aptitudes se substituent aux diplômes

De nombreuses études ont prouvé que le bien-être au travail générait de la créativité, de la complicité, de la productivité. Ce bien-être repose essentiellement sur la corrélation des qualités humaines: l’adaptabilité et l’ingéniosité de chacun des membres de l’équipe.

“Les recruteurs sont autant en quête de personnalités que de diplômes ou d’expériences.”

Il n’est pas aisé pour les recruteurs de se faire une idée de vos soft skills uniquement à la lecture d’un CV ou d’une lettre de motivation. C’est au travers d’un échange constructif que ces qualités se perçoivent. À CV équivalents, c’est la personnalité des candidats qui fait la différence. C’est pourquoi à la fameuse question « citez moi vos principales qualités et vos principaux défauts », il ne s’agit pas de répondre par de vagues adjectifs qui n’ont rien d’objectif. Citez une qualité en la plaçant dans un contexte professionnel ou associatif, un défaut qui vous a permis de rebondir et qui peut maintenant être perçu comme une qualité, etc. Votre vie est jalonnée d’anecdotes que vous raconterez avec émotion ; et ce sont ces émotions qui doivent transiter entre vous et le recruteur lors de votre entretien.

Construire son storytelling en amont de l’entretien

Le storytelling ne doit rien laisser au hasard. Il mérite une place de choix lors de la préparation d’un entretien d’embauche. Veillez à ne pas assommer votre interlocuteur à coup de détails inutiles : ordonnez vos idées et sélectionnez, en amont de ce rendez-vous, les points clés que vous souhaitez valoriser. Mettez votre vie professionnelle en scène de manière positive. Lorsque le recruteur s’intéressera à votre personnalité, laissez lui entrevoir votre personal branding à la manière d’une autobiographie captivante. Ne perdez pas de vue que vous n’avez que quelques minutes pour retenir son attention. Dans l’absolu, vous devez laisser interagir votre interlocuteur, générer chez lui une certaine curiosité grâce à une histoire rythmée au travers de laquelle il ou elle est susceptible de s’identifier.

Rester dans la sincérité

Qui de mieux que vous pouvez raconter votre histoire, votre parcours de vie, avec émotion ? Lorsque vous relatez des anecdotes vécues, replongez-vous au cœur de l’action avec sincérité et véhiculez des sentiments que le recruteur sera à même de percevoir, de partager. De cette façon, vous parviendrez à créer un lien qui ira au-delà du simple échange professionnel et qui retiendra son attention. Veillez toutefois à ne pas vous laisser emporter par votre fougue, vous n’êtes pas en train de raconter vos vacances à vos copains-copines. Un minimum de retenue s’impose. Par ailleurs, tous vos récits doivent être parfaitement véridiques. Le storytelling est l’art de raconter des histoires, pas des mensonges. Restez vrai·e et juste dans vos propos, toujours positif·ve, et la chance vous sourira !

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